4 questions pour gérer une Fake News ?

4 questions pour gérer une Fake News ?

4 questions pour gérer une Fake News ? 600 300 Opinion Act

Quels sont les ingrédients pour véhiculer une Fake News ? 

Les recherches sur l’émergence d’une rumeur par les psychologues et sociologues tendent à montrer que plusieurs croyances naissent toujours simultanément de l’imagination des humains et font l’objet d’une forme de sélection naturelle, les moins adaptées étant éliminées tandis que d’autres résistent, mutent, s’hybrident et s’amplifient. Pour gérer une Fake News, il convient donc de s’intéresser aux 4 facteurs responsables de la sélectivité des croyances : 

 

1. L’Air du temps, notoriété et proximité : 

Le premier critère, l’évocation, est la probabilité qu’un récit émerge dans le corps social. Cette probabilité dépend de l’air du temps (modes, actualité) mais aussi du matériau mental des individus (culture, mémoire collective). On pourrait alors dire que l’évocation représente ce que l’on est volontiers porté à croire à un moment donné selon notre appartenance culturelle. 

Parmi les critères d’évocation, la notoriété du sujet de la fake news est une variable récurrente. Plus vous êtes célèbre, plus vous risquez d’être l’objet de fake-news.Une autre composante favorable à l’évocation est la proximité géographique ou sociale. Un bon sujet doit créer du lien avec le récepteur de la fake news et permettre au lecteur de se sentir davantage concerné. 

2. Crédibilité et source

Le second critère est la crédibilité de l’émetteur. Le choix des relais est un facteur de transmission important. Celui qui répand la rumeur sait auprès de qui il jouit d’un certain crédit. La confiance envers celui-ci dépend de son autorité, sa fiabilité, son désintérêt, sa capacité de conviction, son caractère attirant. La nature de la source de l’information est aussi un élément fondamental dans la constitution d’une fausse nouvelle. 

3. Emotion, victimes, conflit et tabous

Le troisième critère est celui de la mémorisation. Pour réunir cette condition, l’émotion suscitée par la nouvelle joue le rôle le plus important. Les études actuelles montrent en effet que les souvenirs neutres émotionnellement s’enracineraient moins profondément dans la mémoire que des souvenirs teintés de joie ou de tristesse, de peur ou d’orgueil. Il n’est donc pas étonnant que l’apparition des rumeurs soit indissociable des peurs collectives.

Pour favoriser ce contexte émotionnel et notamment l’empathie du lecteur, le créateur de fake news s’intéressera particulièrement au profil des protagonistes en misant sur leur vulnérabilité. Enfants, animaux, personnes âgées, migrants, femmes, personnes handicapées… le statut de la victime est d’autant plus intéressant que sa fragilité affaiblit ses capacités de réaction.

Le falsificateur introduira également une dimension conflictuelle propice à réveiller des émotions négatives comme la colère, le sentiment d’injustice ou même la haine de l’autre. Procès, règlement de compte, désaccord, révolte, grève, polémique, pétition, réclamation… sont souvent les ressorts de l’action et, à la manière d’un bon scénario, assurent une dynamique à la fausse nouvelle. 

Qu’il s’agisse d’empathie envers une victime, de colère à l’égard de multinationales, ou de fascination pour l’interdit, ces émotions ont d’autant plus de poids qu’elles font écho au parcours du récepteur.  Dans le processus de mémorisation, ce n’est pas la seule sensation qui entre en jeu mais bien le lien à notre propre image et qui ordonne à notre mémoire d’opérer tel tri et de ne retenir alors uniquement les éléments ayant un sens dans notre vécu.

Fake news

4. Image et choix des mots

La faculté d’une nouvelle à attirer l’attention du public est un élément fondamental, déjà vrai pour le journal télévisé et encore plus exacerbé à l’heure des réseaux sociaux où l’information circule en flux continu. Deux composantes assurent l’émergence de la fausse nouvelle dans le flot des actualités : l’image et le choix des mots.

Comment gérer une Fake News en 4 questions ? 

1. Comment décomposer  l’Infox ?

Comme tout bad-buzz, l’infox doit être décomposé en 3 pour prédire son potentiel de dangerosité : il faut isoler le terrain culturel dans lequel elle s’inscrit, le fait générateur sur lequel il faudra apporter une réponse et enfin identifier s’il existe une dimension émotionnelle. Car c’est l’importance de cette dernière qui rendra l’infox viral et donc ravageuse dans l’opinion.

2. Infox ou non ?

Tout est question de perception dans une telle situation : si l’organisation est perçue comme responsable, peu importe qu’elle ne le soit pas, elle devra tout de même réagir. Toutefois, dans le cas où ce n’est pas une Fake News et que l’organisation n’est pas mise en cause, vous devez suivre une procédure de gestion de crise plus classique.

3. Quels outils pour gérer une Fake News ?

L’objectif est de choisir les bons outils pour agir sur le “coeur” de la Fake News. Le diagramme présent dans notre infographie vous permettra de déterminer quel outil (Facebook, Twitter, instagram, CP, site web….). Le contrôle de l’information émanant de l’organisation doit être votre priorité. En cas de vide, le web se chargera de le combler rapidement.

4Quelle posture choisir pour gérer une Fake News ?

La posture de communication joue un rôle fondamental pour gérer la dimension émotionnelle de la crise. Elle contribue à apaiser les polémiques et rendre l’organisation plus audible dans sa réponse sur le fond. A l’ère de l’irrationnel, on pardonne davantage l’erreur, la faute technique que la maladresse en communication.

Télécharger notre infographie “4 questions pour gérer une fake news”

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